Le 28 mai dernier, un colloque s’est tenu à l’Assemblée nationale sur les aliments ultra-transformés, réunissant scientifiques, parlementaires, associations et industriels.
Des prises de paroles très enrichissantes, qui ont rapidement montrées que le sujet n’est plus à « prouver », le sujet est : comment passer à l’acte et limiter les AUT de façon majeure et internationale ?
Les connaissances scientifiques sont établies et les conséquences sur la santé publique prouvées (on peut citer les nombreux travaux de l’Inserm (Mathilde Touvier), les publications THE LANCET de fin 2025, qui ont été de nouveau résumés lors du colloque
Des industriels engagés
Des industriels ont déjà engagé des démarches de transparence, et de reformulation.
Dans les dernières mobilisations, Carrefour appose le logo "ingrédient simple" sur son drive sur tous les produits de la marque Carrefour ; Intermarché, Houra et bientôt d’autres imposent le nutri-score et la note Yuka sur leur drive (Yuka qui intègre petit à petit les ingrédients UT comme le sirop de glucose fructose dans son score pour aller au-delà des additifs - Gabriela Mourad Vicenssuto)
Des associations mobilisées
Les associations se mobilisent fortement à ce sujet : foodwatch et France Assos Santé lancent une pétition qui récolte +160 000 signatures en 1 mois pour réguler les aliments UT
Un chiffre cité plusieurs fois lors du colloque : 6 à 7 produits sur 10 en promotion = AUT 🤯Le consommateur n’est pas totalement libre de ses choix alimentaires…
Il faut agir maintenant !! mettre en place des politiques d’étiquetage/ de marketing… car les entreprises les plus productrices d’AUT sont aussi celles qui ont un budget publicité sur ces produits bien supérieurs … au budget opérationnel de l’OMS !
L’intervention de David Garbous, président du Collectif En Vérité, a montré la part des industriels dans ce sujet de santé publique, et leur devoir de transparence.
GOÛM (Kelly Frank) s’attache à accompagner les industriels en ce sens. Elle a également prouvé aux députés, lors d’une dégustation, que l’on peut se passer d’ultra-transformation sans renoncer au goût !
Et pour que cette transparence devienne la norme, l’implication des politiques est nécessaires, et déjà en route : les propositions de lois ne manquent pas ces derniers mois, portées par Loïc PRUD'HOMME Sabrina SEBAIHI Yannick NEUDER Richard Ramos qui ont pu évoquer leurs positions, dans une démarche parlementaire transpartisane.
Et maintenant ?
On attend avec impatience la publication prochaine d'une classification (+15 000 ingrédients listés !) qui permettra d’avoir une définition « opérationnelle » de l’UT , sujet porté par l’OMS (Luz Maria De Regil) et Mathilde Touvier, qui limitera le « flou » autour ce que l’on doit considérer ou non comme marqueur de l’UT. Cela ouvrira des travaux sur un éventuel label public (ex : le sujet du Nutriscore bandeau noir est revenu sur la table)
Et si ce n’est pas encore fait… allez signer la pétition!